Mon bremier plog

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lundi, juin 21 2010

Biographie anglais

In the year 1988, Youri born in the little place named Longwi, unfortunately his mother thank he was a stillborn and by the way, she didn't find appropriate to bring the dead corp in a hospital. Oh, I forget to tell that the newborn discovered life in the kitchen of the family house, and since generations this way of life (of new lifes) became common.

Thanks to his father, a controller in the Merchant marine, the baby survive. The man brought him in a dispencer and the young child was cured by the nurses.

At the age of 12, his father died. He was a sport addict, and even if he consumed no alcohol, no cigarettes and no junk food, he find the bright light after a football match. So now, Youri was alone with his mother. He couldn't stand her because of so many reasons. The fat woman was stupid, intolerant and agressive. She hit the child all the day, bannishing everything : no friends, no fun.

When the young guy wanted to work with school's books, she was tearing pages in front of him, and then, obliged him to watch the TV trashes with her. But the bully mother was a great pianist. She was fat but her fingers was tall and thin. She often played in the ballets, in Austria for exemple.

Actually, Youri might be a pianist but he chose another way : Art School. He asked himself if the link between his only family (his mother) was maybe the artistic fiber. Every week, the teenager had a meeting with his father. The man helped his son for a ong time and guide him in every choices, every critical decisions he could take all his life.

At the age of 25, Youri went to nordics countries in order to learn contemporary design. He met Shiro Kuramata, a chinese designer who became his new master. After that, the young man had the opportunity to open his own gallery in Belleville, Paris, and step by step his name begun to resound in the Capital. But Youri was not so happy : after a while he started to ask himself if it the real life consisted to be selfish. How to keep dragging behind him is own master piece ?
Maybe the happiness was to listen to the heart and share something with someboby, maybe a wife ?

It was two outlooks, both extremely differents and radicals. Because of too much thinking the night appeared. Walking down the street the poor old man remembered  lot of things. Cold breathe. He sat down, thinking again and again... with no regrets.

The sun set.

Réflexion sur le texte de W. Benjamin

J'ai relu trois fois le texte de walter Benjamin sans pouvoir écrire quoi que ce soit. Je sais pas trop, d'un côté je suis complètement d'accord avec ce qu'il dit, d'un autre côté j'y ai jamais vraiment réfléchi. Le texte est bien écrit, les idées sont claires, c'est très accessible. Mais oui, alors il parle de Descartes, Einstein, Brecht, Klee, du communisme, qu'il est la répartition de la pauvreté et pas des richesses. J'ai un peu l'impression d'avoir déjà entendu ça.

Mais là je tombe sur une comparaison qui m'a beaucoup marquée : c'est celle de l'emploi du verre dans nos sociétés, le fait d'en utiliser pour construire des buildings par exemple : "un matériaux dur et lisse sur lequel rien n'a de prise. Un matériaux froid et sobre." Je trouve ça intéressant qu'il considère que l'emploi d'un matériaux soit comme le symptôme d'un malaise dans nos sociétés. Il rajoute : "le verre est l'ennemi de la propriété" et considère que les gens qui rêvent de constructions en verre sont peut être les "apôtres d'une nouvelle pauvreté". Le verre n'est pas ce qu'on pourrait appeler un matériaux noble mais les gens pauvres ne peuvent pas se le payer. Il est cassant et fragile, il laisse passer la lumière mais emprisonne la chaleur. Et pourtant dans des grandes villes comme New York il est omniprésent, on ne voit que ça. Si Benjamin établi un rapport entre cette matière largement utilisée et la difficulté d'y "laisser une trace" (et c'est aussi le cas de l'utilisation du fer comme il l'explique) c'est peut être ce qui a poussé les gens à faire du graffiti depuis vingt-ans, et ça explique peut être plus largement l'apparition du Street-Art. Le fait que les gens qui habitent les villes aient un grand besoin de se re-approprier les espaces. Je trouve ça plutôt poétique.

Introduction à l'analyse de l'image

J'ai un peu choisi le livre par hasard, en pensant que c'était une explication assez technique de l'analyse de l'image, que ça parlerait de publicité et je me suis pas trompé. En fait, j'ai quasiment fini de le lire en deux jours, peut être captivé par le fait de comprendre ou de chercher à décrypter les mécanisme d'une image (publicitaire). Depuis toujours j'aime bien regarder les pubs à la télé en me demandant quel public ça vise, établir un lien entre les couleurs, les formes, les textes niais et efficaces, le bourrage de crâne. Je trouve ça assez captivant que tout le monde accepte ça sans broncher. Que tout ça soit devenu complètement naturel et qu'on ne veuille plus rien y faire. Je pensais donc lire ce livre et en apprendre un peu plus sur le fait de décrypter une image. Le premier tiers du bouquin est complètement barbant et soporifique, ça s'appelle "Qu'est ce qu'une image ?". On part de l'homme des cavernes en passant par la Rome Antique pour finir à la définition de l'image contemporaine. Deux pages sur l'étymologie du mot.. C'est seulement à la fin du chapitre que j'ai un espoir en lisant : " C'est pourquoi il nous a semblé nécessaire de faire ce rappel théorique avant toute analyse interprétative." Ah, Enfin ! "mais une autre précaution est de définir le type d'image que l'on observe." Bon, tant pis, je me dis que c'est reparti pour une autre explication.

En fait, le livre lui-même ressemble à une analyse de ses propres textes. C'est classé par petits chapitres et ça change souvent de sujet. J'ai pas l'impression de suivre un raisonnement, quelque chose qui s'articule autour d'une idée, qui captive et fait réfléchir. Finalement je suis un peu déçu en le relisant, et les autres textes que j'ai pu lire après me font pas mal réfléchir sur la façon même de traiter l'analyse. Je crois qu'il faut pas prendre ce bouquin au premier degrés, comme quelque chose d'achevé mais juste comme une ébauche avec quelques idées assez justes et intéressantes. Je l'aurais peut être appelé [1][2][3] ... Au départ j'avais souligné toutes les "notions" qui m'intéressaient aussi bien sur le fait d'analyser une image que sur la condition de mener une analyse. Je me retrouve donc avec pleins de notes, d'encoches et d'astérisques que j'ai plus trop envi d'expliquer tellement je les trouve isolées et tellement le rapport entre elles n'est pas si évident. J'avais quand même souligné une phrase que trouve aujourd'hui encore intéressante (mais peut être pas pour les mêmes raisons) : " Il est faux de croire que l'analyse tue le plaisir esthétique, bloque la spontanéité de la réception de l'oeuvre. Il faut se rappeler que l'analyse est toujours un travail, qui demande du temps " et " ... car elle aiguise le sens de l'observation et du regard ". Là je suis plutôt d'accord avec la seconde phrase mais le fait même de poser cette question (et non de l'analyser simplement), c'est peut être ça qui tue le plaisir. Enfin, je pense qu'il y a énormément de choses à dire sur ces idées et sur la façon de percevoir l'analyse. Pour ma part, ça m'a fait pas mal réfléchir sur la façon d'écrire un bouquin (le côté négatif de ce que j'en ai retiré) mais d'un autre côté ça m'a appris beaucoup de choses sur la création, le montage d'une image publicitaire et la force communicative qui s'en dégage. Aujourd'hui, cette force me captive autant qu'avant et peut être même plus.

Notes

[1]

[2] ébauche d'introduction à une analyse inachevée

[3]

lundi, juin 14 2010

First Spring de Prada

Signes Chinois. Noir sur Blanc. Signes Peints. Trace du pinceau. [Instantané - Essentiel]


Noir et blanc - deux mannequins occidentaux - efféminés  - effrayés - ils s'isolent dans le coin d'une pièce - esthétique - muscles saillants - faible lumière - chemise, cravate et plaid à motif percé.


Une femme caresse une statue - la musique commence - accords orientaux - nappes de son (va-et-viens) - lenteur - jeux de son entre l'ambiance de la pièce, les bruits (frottement des vêtements) et les cordes - Caméra : panoramique d'un intérieur - objets anciens - codes - rituels - tradition.


Deux femmes - un poteau - phallique - homme asiatique au premier plan - puis homme occidental - tous volent - parapluie (ombrelle) rappelle le motifs des plaids - vision onirique - surréalisme - Golconde ? - fils et cables - fragilité - lenteur - poésie - musique poétique - angoisse - Gros plan : valise blanche - six plans successifs : valise blanche.


Enchaînement de deux plans fixes :

1) Contre plongée d'un bâtiment à l'architecture occidentale - grande horloge qui culmine - musique s'arrête - bruit du vent.

2) Légère contre-plongée - bâtiment à l'esthétique "Western" - cheval noir / cheval blanc - deux panneaux chinois discrets - homme et femmes marchent dans la rue déserte - valise blanche / valise noire.


Les deux mannequins traversent des rails de tramway - sols mouillé - très lumineux - arrière plan brumeux - flou - rue déserte.


Retour sur le bâtiment "western" - encore chevaux  - encore valises - homme et femme - vêtements luxe.


Plans suivants : Retour musique lancinante - retour contrastes - ancien / contemporain - panoramique droite -> gauche : jeunes femmes ajustent un costume traditionnel chinois - tramway et serviteurs qui courent - voiture de collection et couple moderne chinois.


Trois plans successifs : portraits d'un couple chinois - femme seule - regard perdu.



[ Les éléments, les personnages découverts au début se retrouvent dans ce plan. Avec le panoramique, les personnages des premiers plans se rencontrent, ils se juxtaposent, s'entrelacent, ils ne sont plus isolés mais forment un ensemble, dégagent une idée générale que le spectateur assimile peu à peu. A travers quelques codes simples (+le noir et blanc pour l'esthétique générale) ça fait un peu bourrage de crâne. ]



Les deux mannequins - valises blanches - rues toujours vides - surréalisme omniprésent - encore plus de contraste n&b - chapeau percés.



[ C'est seulement àprès l'avoir vu trois fois que je me rends compte comment Prada tente de faire passer le message de son nouveau concept (après le gilet, le parapluie et maintenant le chapeau) des vêtements et des accessoires.. percés. ]



Trois plans suivants : portraits d'un couple chinois - beauté extrême - presque irréelle - femme seule - perdue - femme qui cherche quelque chose du regard


Succession d'actions - surréaliste - personnages se croisent


Entrée d'un bar - restaurant - devanture style Art Nouveau années 30 - Culture occidentale


Long travelling - femmes seules à l'intérieur : costumes traditionnels, rituels, préparation, séduction - A l'extérieur : couple moderne regarde, ils s'en amusent.


Deux plans fort suivent :

1) Deux femmes asiatiques étendues - en intérieur - symétrie parfait de la pièce - aucun mouvement - rigueur et beauté quasi photographique.

2) Deux mannequins occidentaux - contre plongée - Atlas : pouvoir - symétrie parfaite - deux hommes traditionnels chinois - fantômes du passé - observent - se regardent - repartent - (arrêt musique)


Travelling - Repas - serviteurs - ancien/contemporain - reprise musique - calme - bruit des couverts - premiers sourires - réconciliation femmes - beauté troublante.


Nuit - deux hommes - regards perdus


RUPTURE (plan fixe de 7sec) - regard d'une femme asiatique - regard insistant - fixe - mystérieux - séduisant


Retour aux mannequins funambules - bruits d'orages - parapluies tombent au sol - les personnages se rassemblent - ils observent d'en bas.


Plan final - rails du tramway - serviteurs (ancien) courent - couple moderne en gros plan - fuite


Ecran noir - écritures chinoises - YANG FUDONG - fin




En fait, j'ai regardé plusieurs fois le court-métrage avant de décider de le traiter comme ça. J'ai tenté d'écrire un premier texte mais j'avais l'impression de manquer beaucoup de choses. Je me suis dis qu'en décrivant ce que je pouvais voir et entendre en temps réel, ça serait comme écrire ce que le cerveau peut percevoir. Je pense que c'est le principe même d'une publicité : envoyer un tas d'informations, perceptibles ou moins perceptibles, et que cet ensemble peu créer une émotion (ou pas).

Je pourrais parler de l'intention de Prada de viser tel ou tel public, je pourrais pousser mon analyse encore plus mais je pense que ma description est déjà assez longue.

Pour ma part j'ai trouvé le court-métrage "esthétique". Peut être à cause du noir et blanc et des plans un peu évidés. La seconde chose qui m'est venue est une impression de fragilité, de légèreté (ou d'apesanteur), de beauté presque irréelle dans les personnages. Je n'ai pas réalisé tout de suite la confrontation entre le moderne / et l'ancien. En fait j'ai trouvé ça long et un peu ennuyeux. Je pense pas que la musique soit bien appropriée, c'est sans doute ça qui m'a un peu endormi. J'ai pas trouvé qu'il y avait un rythme particulier, même dans cette lenteur voulue, quelque chose qui me tienne en haleine ou me donne envi de voir la suite. Peut être que ça marche les trois ou quatre premières minutes mais neuf minutes je trouve ça un peu... long ? J'ai le sentiment de tourner un peu en rond. Pour résumer, je pense que Prada a réussi son coup en faisant passer quelques messages essentiels : un questionnement sur les traditions, les générations en Chine, la liberté peut être, l'onirisme, la beauté...

mercredi, mai 19 2010

Le chantier

http://www.lechantier.asso.fr/


Merci mais non merci !

vendredi, avril 30 2010

Rhinocéros * TEXTE EN CONSTRUCTION

C'est une tombe, un bloc de béton.
Les contours se détachent de la masse pour rester en suspension sur un plan oblique.
Une croix définie l'échelle et détermine le point culminant de la sculpture.
Dans l'espace vide qui sépare la dalle de béton du plan incliné le visiteur se déplace, se courbe et traverse la sculpture.


En traversant cette porte, il sera contraint d'adopter une position particulière.
Lorsque le passage s'opère, le visiteur est invité à reconsidérer les espaces fictifs de part et d'autre de la porte.
La partie oblique ne définie pas les limites de la sculpture (qui s'inscrirait dans une forme rectangulaire limitée dans l'espace), elle est plutôt la représentation mentale ou le point de départ d'une surface oblique infinie dans laquelle le passage serait une façon inédite de percevoir un possible au-delà.

* Ça fait maintenant quelques jours que je bosse sur le logiciel Rhinocéros. C'est un logiciel de 3D très complet et précis contrairement à Blender que je trouve assez galère à manipuler. Rhinocéros fonctionne en ce qu'on appelle "NURBS (Non-Uniform Rational Basis Splines)" contrairement à d'autres (comme Blender) qui marche en "MESH" ou "Polygones". Les NURBS ou "trame", "filets" sont un mode de traitement adapté à l'architecture, le design et la conception d'espace tridimensionnels.

[ inévitablement, une fois que le passage s'opère c'est une invitation/ méditation/ phénoménologie
Formes vides, expérience qui constitue une invitation vers un possible au-delà. éprouver une sculture mentalement, physiquement.
Sculpture, objet autour duquel on tourne. Moi on traverse
Phénoménologie de la perception, comment on appréhende certains objets
"Die", tony smith, trop grand pour être un objet, trop petit pour être une architecture.

L'environnement est indissociable de la sculpture, c'est un contexte.
"Il n'y a pas de bon restos mexicains à Paris, cest pas une nourriture subtile une gastronomie c'est l'environnement. Un petit boui boui à Los Angeles, une cabane sur un parking avec des murs en bois peints, un toit en taule et quelques tables sur le parking, une grosse mama qui vient t'apporter des tacos et qui te demande thirteen dollars avec l'accent mexicain." ]



mardi, avril 27 2010

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Je l'ai secoué en enlevant le peu de vie qui restait. Est-ce qu'il fallait l'emballer ou l'encorder pour éviter de laisser des traces ? Certaines parties tiennent à peine, en équilibre, elles se détachent et tombent au contact de mes mains. Les extrémités sont sciées par soucis d'ergonomie. Calcul de la largeur de la porte : Ça passera en forçant un peu. Sa tête brune et rigide racle le plafond blanc. Le tronc inerte épanche ses sécrétions sur le sol et laisse une trace qui relie l'origine et la destination.







lundi, avril 26 2010

Paname

..... ..                 "Sacrée" soirée hier, je suis retourné dans ce bar qui fait des pintes de Stella à trois euro et des cocktails à moins de quatre. Mais cette fois-ci c'était deux copines et deux autres à qui je n'avais pas demandé le prénom, ou l'ayant fait j'étais bien trop sec pour m'en rappeler. Je n'avais pas encore mangé de la journée et j'avais attaqué l'apéro vers 20h.

 

.    

Quand j'ai rejoint les filles à Bastille elles ont hésité à partir manger un bout avant de se poser. Personnellement j'avais un peu faim, mais je connais assez bien ce plaisir quasi orgasmique que procure l'ingestion de matière grasse après quelques verres, et pour rien au monde je n'aurais raté ça. J'anticipais donc.

...

           

dimanche, mars 28 2010

Good news









Au pied de l'arc-en-ciel les nains cuisinent un chaudron à la viande de poney.





Iourice in wonderland







mardi, février 16 2010

Retour sur les Klotz

C'était la guerre avec moi même, j'y pensais et je me détestais. Il fallait absolument que je trouve une idée originale sur le thème du trajet, de l'identité.
Alors j'y suis allé, stressé, d'autant plus qu'il fallait montrer quelque chose (une "piste") pour le lendemain. C'était vraiment une contrainte, je l'ai ressenti comme un sujet qui sortait de nul part, une espèce de gros pavé qui tombe en plein désert. Il a fallu faire avec.

Je ne suis vraiment pas à l'aise avec une caméra, d'ailleurs je me pose encore une question existentielle : Est ce qu'il faut que je regarde devant moi ou dans l'écran pendant que je filme ? Parce que sérieusement, quand je regarde l'écran j'ai l'impression de rater pleins de choses intéressantes autour de moi, et quand j'essaye de voir ce qui se passe autour, en marchant par exemple, je me retrouve toujours avec des cadrages infectes. Donc c'est sérieux je veux bien une réponse... et exit le "fait confiance à ton instinct, déplace toi naturellement" parce qu'en réalité ça ne marche pas.

Enfin bref, je suis sorti en commençant par faire une chose qui me paraissait logique... le trajet ! Et sur ce trajet, ma maison d'enfance. Comme ça ne m'intéressais pas beaucoup je n'en n'ai parlé à personne et j'ai continué ma route. En fait, j'habite à quelques centaines de mètres de l'école et sur cette portion, en plein hiver à Biarritz, il ne se passe pas grand chose. Il a fallu que je réfléchisse à un sujet qui me concernait vraiment et j'ai choisi de travailler sur "ma condition sur le trajet" : l'état d'esprit et la condition physique dans laquelle j'étais le matin, en marchant (ou roulant) vers l'école. (( cf : l'article TEMP sur le blog ))
Ça m'a pas mal intéressé, et ça intéressait pas mal Élisabeth et Nicolas , du coup j'ai pris ma cam et je suis sorti, en cherchant ce que je pouvais filmer, ce qui représenterait (implicitement) ma condition psychologique du matin... et rien. En tout cas rien de captivant. Je me retrouvais avec quasiment deux cassettes de rush absolument chiants sans avoir la moindre envi d'en faire quelque chose.

Un soir je suis sorti, de bonne humeur et toujours avec la caméra, pour refaire une fois de plus le trajet. En passant devant le Royal j'ai vu cet homme plutôt jeune, il était assis devant une banque avec un livre à la main. Il en était à la quatrième page.

Je m'assois et il engage la discussion, je pose ma caméra sur les genoux en laissant enregistrer le son. A partir de là, cet homme qui me dit s'appeler Kurt s'engage dans un monologue d'une demie heure, il me raconte les vices de la société, ses voyages, la bonté des bourgeois Biarrots, etc. A partir de là il me propose d'aller chez lui et m'explique qu'une association lui paye un hôtel pendant quelques mois, pour lui et sa copine, le temps qu'il retrouve un boulo. Kurt est chimiste, il a un master qui lui permet (quand il trouve du boulo) de travailer dans l'industrie pétrolière. Mais Kurt le chimiste m'explique aussi comment avec trois fois rien on fabrique des amphèt' et du LSD. Recherché par les "RG" il refuse de me donner plus d'informations sur sa vie palpitante.

C'est au beau milieux du trottoir que Kurt me parle des catacombes, ces galeries Parisiennes où un tas de gens (les "cataphiles") s'embarque pour des balades interminables qui durent parfois plusieurs jours. C'est un vrai labyrinthe où tu dois te déplacer avec un guide cataphile qui t'emmène dans des salles, des passages et des chatières qui datent parfois de l'époque romaine. Kurt me parle de cette obscurité, celle de sa vie, où lorsque tu te déplace tu dois bien faire attention où tu met les pieds. Au bout du tunnel une lumière, un puits de jour qui te rappel qu'au dessus il y a des gens. Eux ignorent que tu es là mais toi, tu les vois. Parfois tu reste tellement longtemps sous terre que tu en perds la notion du temps, d'ailleurs le guide me dit qu'il est interdit de descendre avec une montre. Mais c'est ce qu'ils recherchent : perdre la notion du temps. Du temps et de l'espace.

Cette discussion m'a passionné, autant à l'instant de l'enregistrement qu'aujourd'hui. C'était intéressant de rencontrer cet homme, empathique avec les gens mais avec une telle haine de la société. Il était gentil et violent à la fois, sincère mais complètement mythomane.

Au final, ma vidéo à pris un tas de directions différentes et c'est peut être les circonstances ou le hasard qui font que j'ai rencontré cette homme. J'ai été très satisfait de notre installation à la Blanchisserie, autant dans l'homogénéité de l'installation finale que dans l'exclusivité qui s'en dégageait. Ces semaines ont était très bénéfiques pour moi, j'ai vraiment progressé techniquement (autant dans la prise de vue que dans le montage) et je me suis confirmé, dans ma personnalité, et dans le fait que j'avais la possibilité de représenter (ou de traduire) à ma manière un état, le sentiment d'un homme, une partie de son identité.

mercredi, février 10 2010

FIPA

Firstly, I have to say that I was sick during all the time of the event.  It's not a complaint, it's just the reason why I saw not too many films but those I saw were interesting :

The first was " Les Faux-monnayeurs ", an adaptation of André Gide's novel, the movie takes place between the wars. The central story is of three characters, two young men in high school and a fourty years old writer, Edouard, during a few months in summer and autumn. The movie was so, so.. soporific. I fought against my mind not to sleep and I fail.
In fact it was not the topic in itself but there were too many people around us and our location was upper the screen. Disturbing.

The second I watch, in my opinion was a good way for the FIPA : young filmmakers. This day they were from Australia, because everyday was dedicated to young filmmakers and everytime a different country. We seen some short films (around ten minutes each), all differents.
It's interesting to see those students, studing in the same school in Australia product such an ecletic work. Some students worked on a stop motion, the others have done short film with a camera. Some were funny, some were poetic, some of the both side.
After the showing, we had a conference, each filmmakers played a part in the debate and explained them work. But most of them spoke english and the audience was not very enjoyed to participate.

After that, actually the next day, I went to "Baroja" and here we are, the 4th edition of "the Big up" festival, a meeting mixing music and contemporary art, wich this time, ask and explore what the feast mean for contemporary artists.
By the way I saw this great movie, a coverage about the booming "Burning man festival", one week in a squarely desert, Nevada State, lost among strange people coming from outer space.
The filmmaker explain that is still exist a land, an ephemeral continuum where people create, draw, do huge sculptures, act for a better will, all together, not necessarily like a hippie gathering but rather like a celebration of the Human being. You'll have understood, I have to go there :)

Finally, the FIPA is a great expanding enterprise I like to see each year, unless I catch a disease.

lundi, février 8 2010

L'identiquétiqueté ?















non ?





(attention ces dessins sont un raisonnement inductif bas de gamme,
il sont DANGEREUX,
presque autant que leur définition.)



Est-il permis de raisonner d'une telle manière ? Bien sûr que non, mais si on veut rire un peu sur un sujet aussi sérieux alors oui, c'est permis. En fait je ne comprend pas trop cette définition, car en parlant d'une "chose", sur le thème de l'identité, j'imagine que l'auteur parle de l'Homme. Je le vois mal dire :

" Ce qui fait qu'une poire est la même qu'une autre,
que deux ou plusieurs poires ne sont qu'une ou
sont comprises sous une même idée. "

Alors si on doit parler d'humain, le fait de dire que l'identité est un signe de similitude (ou pire) que deux personnes sont similaires si elles se comprennent sous une même idée n'est t il pas étrange ?
Du point de vue historique et politique, le rassemblement de plusieurs êtres sous une même idée n'a pas toujours eu de très bons résultats.
L' "idée" n'est pas divine ou absolue, elle découle de la pensée d'UN être ou d'un groupe de personne. Dans ce sens, désigner comme "Identité", "principe identitaire" ou "identification" le fait de réunir des gens sous une même idée est pour moi quelque  chose de très dangereux.

Pour ma part je pense que l'identité n'est pas quelque chose d'absolu, elle évolue et c'est de là qu'elle tire son principe. Je crois que ce qu'on appel "identité" est en rapport direct avec les éléments qui nous entoure. Les gens que nous rencontrons, ceux que nous côtoyons tous les jours, nos parents et nos amis mais pas seulement. Les voyages, les découvertes, les discussions et les débats représentent notre identité. C'est pour ça que je préfère de loin sa définition philosophique :

" L'identité est la reconnaissance de ce que l'on est, par soi-même ou par les autres "

Sans vouloir faire de la philo à deux bal (cf ce qu'on vient de lire) je voulais revenir sur l'identité dans ma vidéo et sur ce que dit Kurt. En écoutant ses paroles j'ai vraiment le sentiment que l'identité est faites de plusieurs petites identités (c'est mignon!). Celle qui nous appartient est celle dont j'ai parlé, on la façonne et on l'entretient, elle est notre regard. Je pense qu'il y en a une autre, celle qui appartient au passé, à nos ancêtres. Je crois qu'il y a une partie de notre identité qui nous échappe, que nous ne contrôlons pas vraiment, c'est une sorte d'héritage.

Dans notre contexte politique, on peut dire qu'elle est en pleine réorganisation.




Texte "Hamburger"

PAIN : Quand j'écris, j'ai l'impression de me voir à la troisième personne, dans un mauvais polar de Raymond Chandler entrain de siffler un verre de whisky et de dire à ma secrétaire, sur un air de blues, que Big Daddy ne rentrera pas ce soir car il est temps pour lui de quitter ce monde pourrit. Quand j'écris, j'ai l'impression d'être un jeune artiste en quête d'une fibre identitaire, submergé par la volonté coriace de défendre les intérêts d'un monde meilleur tout en sachant que je n'ai aucune emprise sur l'actualité de ma vie.

SALADE : Je n'écris pas pour celui qui me dit : "nan mais attend t'prends pas la tête, tu vois l'écriture c'est une gymnastique de l'esprit, quand ça t'accroche ça te lâche plus, en fait c'est trop libérateur tu devrais t'y mettre." Chuuuuuuuuuut... ta gueule. Moi je suis hyper-libéré comme mec, d'abord ! Et c'est quoi le délire ? A en entendre certains, écrire ça serait comme manger un bio de Danone : du genre "j'me sent bien à l'intérieur, et ça se voit pas que je suis un gros con à l'extérieur".

CHEDDAR : Les apparences ne sont pas souvent trompettistes.

BURGER : Tu peux te bricoler une personnalité à travers une tonne de figures de style, tu peux t'enfermer dans le cliché du mec des Beaux-arts pseudo-torturé, tu peux aussi aligner verticalement une suite d'adjectifs qui seront " l'évocation intimiste d'un souffle émotionnel " et devant lesquels d'autres personnes ne cesseront de s'extasier. Et peu à peu, tu t'éloignera de la réalité, tu sera l'exhibitionniste qui s'est créé un petit microcosme gerbant où personne ne peut entrer, où on "touche avec les yeux". Ça me rend fou d'entendre quelqu'un qui ne va pas souvent voir des expos me dire : "Moi j'ai pas toutes tes références, je peux pas vraiment comprendre." La faute à qui ?

PAIN : Je n'écris pas vraiment pour moi, puisqu'à l'inverse de toi je n'ai pas encore atteins ce stade " libérateur " dans l'écriture. Par contre si je n'écris pas je suis tout simplement frustré. Et du coup, je suis frustré de ne pas écrire. C'est un peu comme la clope ça, tu crois franchement que je sais pas que ça me pourrit la santé ? Pourtant je fume encore, " mais quel inconscient ce jeune.. " L'écriture pour moi, c'est pareil, j'aimerais te faire croire qu'écrire tout ça est une libération, un plaisir, une façon plus juste et plus honnête de m'exprimer, mais non.


Je n'aime pas (encore) ça !!


vendredi, février 5 2010

You rock !

jeudi, février 4 2010

faux graphs et vraie photo


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mardi, janvier 26 2010

Old school

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Un endroit pour toi

benjind'hi air

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Société du Pestacle

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